Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) des États-Unis a introduit une réforme majeure qui bouleverse les conditions de séjour des non-immigrants. La mesure supprime le système de « durée du statut », instaurant des limites de temps strictes pour les titulaires de visas F, J et I ainsi que de nouveaux contrôles renforcés.
1. Une réforme pour renforcer l’intégrité du système migratoire américain
Issu d’une règle finale publiée en juillet par le Département de la Sécurité intérieure (DHS), ce changement met un terme définitif au principe de la « durée du statut ».
Jusqu’à présent, ce système permettait aux étudiants étrangers, aux visiteurs d’échange et à certains journalistes de résider aux États-Unis aussi longtemps qu’ils respectaient les conditions de leur visa. Selon la Maison Blanche, cette refonte vise désormais à optimiser le suivi des séjours et à garantir une plus grande intégrité du système d’immigration.
2. Séjours désormais limités : ce qui change par type de visa
La nouvelle réglementation impose des plafonds précis pour chaque catégorie de non-immigrant :
- Visas étudiants (F) et d’échange (J) : Les bénéficiaires seront généralement admis pour la durée de leur programme académique, mais cette période ne pourra en aucun cas excéder quatre ans. Pour toute poursuite d’études au-delà, une demande officielle de prolongation devra être soumise aux services américains de l’immigration (USCIS).
- Délai de grâce réduit pour les étudiants F-1 : La période transitoire accordée aux étudiants après l’achèvement de leurs études ou de leur formation pratique autorisée passe de 60 à 30 jours.
- Visas journalistes (I) : Le séjour autorisé pour les professionnels des médias étrangers est désormais plafonné à 240 jours (environ huit mois), avec toutefois la possibilité de solliciter des prolongations équivalentes.
3. Des contrôles biométriques et antifraude renforcés
En plus de l’encadrement strict des durées de séjour, la réforme introduit un dispositif de surveillance accrue. Les autorités prévoient des vérifications biométriques, des contrôles d’antécédents approfondis ainsi que de nouvelles mesures de lutte contre la fraude pour chaque dossier concerné.

