L’administration américaine a saisi en urgence la Cour suprême des États-Unis afin d’obtenir l’autorisation de mettre fin au Temporary Protected Status (TPS) pour les Syriens, tout en demandant aux juges de clarifier l’étendue du pouvoir présidentiel concernant la suppression de protections similaires pour d’autres nationalités.
La Cour a donné jusqu’au 5 mars aux défenseurs du TPS pour répondre avant de rendre sa décision. L’enjeu dépasse le cas syrien : si la Cour estime que les tribunaux ne peuvent pas réviser ces décisions, cela pourrait affecter tous les bénéficiaires du TPS.
Dans ce contexte, la juge fédérale Ana Reyes a récemment maintenu sa décision bloquant la tentative de l’administration Trump de mettre fin au TPS pour les Haïtiens. Elle a également dénoncé des menaces reçues après son jugement, affirmant qu’elle ne se laisserait pas intimider. Cette affaire pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir du TPS et sur le rôle des tribunaux dans le contrôle des décisions migratoires présidentielles.

